Devant ton écran

D&D 5 : propositions ludiques

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Je récupère ce blog, longtemps en jachère, pour revenir à mes premières amours : le jeu de rôle sur table, avec des dés, des fiches de personnages, et des livres pleins de miettes qui restent coincées. Avec un autre genre d’écran du coup.

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J’ai joué passionnément quand j’étais ado, et puis j’ai laissé tomber au début de la vingtaine. Jusqu’il y a peu je ne pensais plus toucher à un JdR sur table de ma vie. Mais crise de la quarantaine aidant, j’ai eu envie de revenir à mes premières amours. Ça fait un peu plus d’un an que je lis passionnément des forums, des PDFs, des  livres, mais que je ne joue pas, ou peu. J’ai bien essayé une asso, les soirées à la Bibliothèque Louise Michel, mais disons que sans être asocial je n’aime pas trop devoir signifier au monde que j’existe (j’ai un peu trop pris l’habitude d’être sous les feux de la rampe pour ça, je le crains).

Alors je me lance, et j’essaye d’organiser une table sur Paris (où j’habite) et ses environs. (EDIT : la première vague de recrutement est close a priori, mais il y aura peut-être des désistements ou des places pour des cameo / remplacements). 

Pour jouer à D&D. Ce que je n’aurais pas imaginé à 20 ans parce que j’étais trop snob pour ça (tu vois avec Vampire, tu exprimes la bêêête qui est au final au fond de nous tous, quand on y pense en faisant semblant de lire Nietzsche). Je le suis encore, mais peut-être différemment. D&D est un peu kitsch, ce n’est pas ambitieux-torturé, ça ne révolutionnera pas la narration collaborative. Ce n’est pas plus mal pour un (nouveau) départ. Après tout, je suis redevenu débutant, je ne panne pas grand-chose à Apocalypse World et aux nouveaux carcans narrativistes qui semblent à la mode.

dungeon-master

Bref, je cherche 3 à 5 joueur-e-s (j’ai déjà deux intéressés) pour lancer une campagne de D&D 5, sur un rythme détendu parce que sinon nos vies d’adulte ne vont pas être d’accord : disons une fois par mois, sur un jour et avec une durée à déterminer. Les débutant-e-s, comme moi en somme, sont évidemment les bienvenu-e-s.

Comme je n’ai pas maîtrisé depuis le millénaire précédent, je ne voudrais pas partir totalement en terrain inconnu. D’où le cadre rassurant de D&D 5, ses clichés, ses règles légères mais relativement solides. Je compte aussi partir d’aventures toutes faites pour me (et donc nous) faciliter la vie. Aventures que je ne pourrai pas m’empêcher de modifier plus ou moins en profondeur parce qu’elles ont toutes quelques aspects énervants, et parce que je nous connais (ou du moins je vous devine), vous et moi, on ne se tient pas trop aux chemins déjà tracés.

D&D ça signifie qu’il risque d’y avoir plus de baston fantaisiste et d’exploration hardie que d’intrigue byzantine, mais cela n’a jamais empêché personne de jouer un rôle, pourvu qu’il soit coloré plutôt qu’en nuances de gris. Le système est suffisamment simple pour qu’il soit possible de créer un personnage efficace en termes de bourre-pifs (et des pifs seront bourrés), sans qu’on soit obligé de sortir le tableur : ce n’est pas plus mal pour jouer tranquillement.

J’espère bien faire une session zéro pour créer des personnages (de niveau 1) en commun et pour que nous discutions de nos attentes respectives.

Cela étant dit, ce que je peux vous proposer, sans ordre de préférence de ma part. À vous de choisir, selon ce qui vous intéresse, ou en tirant un dé si vous êtes comme ça.

1- Curse of Strahd, vampire, strass et carton-pâte

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Le module classique de Laura et Tracy Hickman, remis au goût du jour pour D&D 5. Pour ceux qui rêvent de jouer un halfling paladin dans un film de la Hammer. C’est kitsch, un peu terrifiant et surtout grandiloquent… Le gothique en carton-pâte s’effondrera-t-il, le sourire du vampire sera-t-il celui du clown grand-guignol, ou bien frissonnerons-nous de concert dans les couloirs glacés du château où se terre Strahd Von Zarovitch, le Don Giovanni de l’au-delà ? Comme dirait l’autre…

Js-drac

« Il faut jouer pour savoir ce qu’il va se passer !»

La campagne telle qu’elle est écrite étant un peu longuette et de qualité plutôt inégale (mais avec d’excellents morceaux de bravoure), je risque fort de tailler assez largement dedans, de la couturer façon Frankenstein. Pour autant, le but ne changerait pas : affronter d’une manière ou d’une autre le vampire – d’opéra ou d’opérette — pour quitter la Barovie, ce monde-film d’horreur dont il est le maître incontesté. Paf, dans les dents !

2- Ghosts of Saltmarsh, la balade de la mer salée

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C’est un livre de scénarios autour du thème de la mer. Dit comme ça, ça ne fait pas forcément voyager. Et il y a du bon et du mauvais dans le lot. Mais le bon est assez fascinant, comme la trilogie qui donne son titre au recueil, et qui date du début des années 80 : ça fleure bon le sel (de Guérande) et la vieille école, la maison hantée et la croisière infernale. Pensez Moonfleet et Innsmouth, les Chouans de Balzac, le rhum de contrebande et la plongée sous-marine pour aller looter des épaves aussi mal famées que la taverne en bas du port.

Les contrebandiers de Moonfleet

Image non contractuelle

Saltmarsh, c’est un peu les vacances en Bretagne qui tourneraient mal, le week-end à la Baule durant lequel il se passerait quelque chose, et comme il ne s’agit pas d’une vraie campagne, c’est sans doute aussi l’occasion d’aller visiter l’arrière-pays ou de lever l’ancre pour une exotique nature. Bref, une formule demi-pension dans un confortable B&B, avec un forfait excursions à volonté.

3- La Tombe de l’Annihilation, promenons nous dans les bois…

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On va le dire comme ça : la campagne, telle qu’elle est écrite, est bourrée de problèmes, à commencer par un pitch digne d’une comédie française (Les Bronzés niveau 1 sauvent le monde). Pourtant elle part elle aussi de bonnes intentions, notamment en s’inspirant de deux modules classiques : la mythique et sadique Tomb of Horror, ainsi que The Lost City, moins mythique, moins sadique, mais tout de même mémorable. Le tout est balancé dans les jungles de Chult, une sorte de parc à thème africano-hollywoodien, qui se situerait entre le trip halluciné (avec monstres psychédéliques), Jurassic Park, et Heart of Darkness.

La vraie bonne idée, c’est de remettre au goût du jour le hexcrawl : la jungle n’est pas cartographiée, c’est aux joueurs de se frayer un chemin jusqu’au cœur des ténèbres en découvrant le terrain au fur et à mesure.

chult player

Here be dragons (&dungeons)

Du coup, au lieu de suivre une trame cousue de fil blanc, les aventuriers (c’est de vous dont je parle !) seraient de jeunes ambitieux bien décidés à faire fortune en visitant les jungles de Chult, en découvrant leurs trésors, en s’arrangeant avec leurs factions, et pourquoi pas en tatannant de la liche s’ils ne meurent pas d’une colique galopante avant (c’est La Tombe de l’Annihilation, pas La Promenade de Santé). Autant dire que nous aurions là un assez joli bac à sable (ou plutôt bac à marais vaseux infestés de moustiques géants et de grenouilles anthropomorphes toxiques, mais chut). Ça ferait du boulot, mais c’est faisable.

brando-as-kurtz.jpg

The annihilation the annihilation

Written by Martin Lefebvre

22 septembre 2019 à 23:14

Publié dans Uncategorized

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