Devant ton écran

Epic pique et colégram (Epic Dungeon)

leave a comment »

Epic Dungeon, c’est un peu Diablo renvoyé à la maternelle, le hack’n’slash demaké vers ses racines : le rogue-like et l’arcade frénétique à la Gauntlet. Un jeu signé Eyehook Games, frais comme du petit lait, sans prétention, et qui, disponible pour un euro un seul sur le XNA,  constitue une agréable surprise sur un service qui ne cesse depuis quelques mois de nous étonner.

Avec ses couleurs pétantes façon NES, Epic Dungeon ne ressemble pas vraiment au hack’n’slash moyen ; on dirait plutôt un joli rogue-like. Mais il ne faut pas s’y tromper : les vagues de monstres déferlent à toute vitesse sur le héros, qui pour survivre doit faire preuve de vivacité plus que de réflexion. Le système de jeu est simple comme bonjour : quatre statistiques de base, quatre classes, chacune ayant un pouvoir privilégié mais pouvant développer un des trois autres, auxquels s’ajoute la régénération. Quatre emplacements pour l’équipement, et c’est parti pour les profondeurs. Ces explications ne valent rien, pad en main on comprend tout en quatre minutes : le minimalisme arcade ! Du rogue-like, Epic Dungeon retient surtout l’élément le plus hardcore, ici toute sortie de l’âme est définitive : faute d’arriver en bas des cinquante étages, on essayera de battre son score, tout content de croiser, et de looter évidemment, la tombe de son précédent aventurier.

Les étages du donjon sont petits, un peu répétitifs (pour le moment j’en compte quatre différents, qui alternent), mais peuplés de monstres nombreux et collants, et parsemés de pièges, simples mais dangereux. On trouve aussi de mini quêtes, prétexte à d’aléatoires mais distrayants petits arbres de dialogue.  Il ne faut pas s’attendre ici à être surpris par la profondeur : le jeu est tout en surface polie et agréable, gore et amusante. Néanmoins, le jeu des statistiques, de l’équipement, du leveling, la gestion d’un inventaire réduit, gardent le joueur en éveil. Micro-jeu, Epic Dungeon n’en est pas moins prenant, et suscite la curiosité : et si je tentais un gambler misant tout sur la chance ? Quelle compétence secondaire pour mon shaman ?

Peut-être les premiers niveaux de chaque partie sont-ils un peu trop faciles, mais au bout d’une dizaine de minutes et d’au moins autant de niveaux, les choses se corsent. Epic Dungeon est incontestablement une réussite, qui constitue en quelque sorte le pendant inversé, léger et frétillant du matheux Desktop Dungeon : une relecture de l’héritage de Rogue qui épure et simplifie ses enjeux. Et puis Michael Muir, qui a développé le jeu en solo, a l’oreille musicale : ses mélodies simples et répétitives colorent les parties, et leurs orgues rappellent parfois Castlevania. On fait pire comme référence.

Epic Dungeon est une petite comptine qui respire l’amour par tous ses pixels.

Written by Martin Lefebvre

6 décembre 2010 à 17:01

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :