Devant ton écran

A fond les manettes ! (Hypership Out of Control)

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Il y a un an et demi de cela, j’exprimais mon scepticisme à propos du XNA. Il se pourrait bien que je sois allé un peu vite en besogne. Le marché indépendant de la 360, s’il n’a rien d’incontournable, se peuple au fil des mois de  jeux intéressants. Ainsi, Hypership Out of Control, révélé notamment par un test élogieux de Blair MacDonald sur NTSC-UK, cache sous son titre balourd un petit shmup à croquer. Autant te dire que je suis loin d’être un spécialiste du genre : mon pedigree s’arrête à une fréquentation de quelques classiques des années 80 parce qu’on n’avait pas grand chose d’autre à se mettre sur la dent, un engouement de quelques heures pour Xenon 2, et plus d’injures que de réel amour à l’époque où j’essayais d’apprendre Ikaruga... avant d’abandonner piteusement autour du niveau 3. HOoC a pourtant un petit quelque chose qui plaît au très occasionnel esquiveur de boulettes que je suis.

D’abord, c’est tout bête, mais il ne m’a coûté que 80 points MS, 1 euro environ. A ce niveau de prix,  c’est comme pour un jeu iOS, pas de pression… On ne dira jamais assez l’importance du prix dans la manière de percevoir un jeu. C’est tout bête, mais le mini-prix autorise le micro-jeu, le haïku vidéoludique, épuré, pas obligé de faire des chichis de toutou savant pour vous impressionner et vous montrer que haha vous en avez pour votre argent tout de même !

D’ailleurs, ce n’est sans doute pas très joueur, mais je ne me sens pas obligé de maîtriser, je profite, je me balade. Balade qui n’est pas de tout repos, puisque le principe du jeu est dans le titre : le vaisseau est hors de contrôle, ou pour être plus précis il accélère sans cesse, jusqu’à ce qu’on se plante dans un décor de plus en plus labyrinthique, encombré d’un fatras de murs et de météorites. Principe vieux comme la course au score, récemment remis au goût du jour par  des jeux comme Canalbalt ou Robot Unicorn Attack. Le mode « coins » ajoute une contrainte supplémentaire : la réserve de pièces, qui part de cent, se réduit au fur et à mesure, et pour survivre il faut frénétiquement ramasser le plus de pièces possibles, quitte à prendre des risques inconsidérés.

Tout cela est d’autant plus charmant que la présentation, austèrement rétro, de la musique chiptunesque aux bonus, en passant par le fond étoilé, l’innocence de l’arcade eighties, avant que le genre ne soir réservé à une élite de maniaques du stick. Cela n’empêche pas le jeu de proposer un réel défi, au point que même l’amateur troquerait volontiers son pad peu précis contre un stick arcade… La progression demande, dans la plus grande tradition du genre, du par coeur. Mais le maître n’a pas la morgue de certains de ses sembables, et il sourit même au cancre (j’en suis la preuve !)

Doté de cinq modes de jeux, de médailles, d’un mode multi que je n’ai pas testé par pure misanthropie, HOoC est un mignon bijou fantaisie, qui se porte cinq minutes comme une soirée entière : il vaut bien la peine d’être essayé.

Written by Martin Lefebvre

20 novembre 2010 à 18:49

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