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Le donjon a des dents (Din’s Curse)

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Alors tu arrives à Schmektur, ses cabanes en bois, ses forgerons laconiques, sa Tombe de Krââl l’atrabilaire, donjon de troisième zone, mais tu n’es pas encore une star dans la profession, et il faut bien faire ses gammes, n’est-ce pas. De toutes façons tu vas leur montrer à ces péquenauds, bientôt ils vont t’ériger une statue, et d’ailleurs le maire a besoin de toi, une relique à récupérer au cinquième sous-sol, encore un coup des hommes-lézards. Pas de problème, tu prends ta hache ou ton livre de sorts ou ton arc t’as le choix entre six classes plus les hybrides, et tu vas botter du cul écailleux dans le labyrinthe gluant.

Au début tout va bien, tu bouscules quelques kobolds, tu atomises une paire de goules, tu cliquètes à mort une famille d’amibes,  la routine. Mais à mesure que tu descends, des messages alarmants te parviennent : une machine à tremblements de terre au niveau trois, une révolte de vampires au sixième, Makred le globuleux est promu au rang de boss du donjon… Il y a quelque chose qui tourne pas rond : comme si les monstres pris d’une soudaine ferveur syndicaliste avaient décidé de s’organiser et de riposter… Tu croyais que tu avais tout loisir pour décimer les bas-fonds et en récolter les trésors, mais te voilà en train de sprinter comme un pompier un jour d’émeute, à peine le temps d’arracher des pattes chitineuses d’insectes géants un armurier en goguette, que déjà tu dois remonter à la surface pour estourbir un golem d’élite en train de ravager les cases du village. Héros de hack’n’slash, c’est plus un métier, c’est un sacerdoce !

Tout ça à cause de Steven Peeler. Imagine un chimiste sérieux, salaryman dans une boîte moyenne (Ritual Entertainment), qui sort à la chaîne des médicaments génériques (Star Trek Elite Force II, SiN…), et qui décide un beau jour de tout plaquer et d’ouvrir un laboratoire de contrebande (Soldak entertainment) refourguant du stoner-game artisanal aux accrocs du loot et du power-leveling… Après Depths of Peril et Kivi’s Underworld, Din’s Curse est le troisième hack’n’slash de Peeler.  Ne te laisse pas prendre par la production fauchée, les animations et les graphismes mal dégrossis, Din’s Curse est une came de premier choix, un des exemples les plus progressifs d’un genre trop souvent conservateur. Ah, certes, c’est moins beau que Torchlight, mais diablement plus excitant. Tu retrouveras tous les attraits habituels, la collection d’armures scintillantes, les combats frénétiques, la progression du personnage avec tous les choix qu’elle implique…

Comme l’explique sur Fidgit le journaliste américain Tom Chick, la différence Soldak tient à la manière dont le monde s’anime autour de toi, te plongeant au milieu d’un environnement dynamique. Dans Depths of Peril c’était un système de factions qui venait pimenter la formule du Diablo-like. Ici, le système de quêtes aléatoires, la progression des ennemis, leurs affrontements dynamitent la structure traditionnelle du donjon : il ne s’agit plus seulement de vider systématiquement les niveaux pour descendre toujours plus bas, il faut parfois remonter, trouver des  passages secrets, faire des allers-retours dans un complexe souterrain grouillant de vie, parsemé de pièges et de surprises baroques. Ce chaos est d’autant plus jouissif qu’il te met la pression;  il est tout à fait possible de perdre une ville, proposition humiliante, pour peu que tu traînes un peu trop en cours de route. Pas d’insurmontable frustration pour autant, puisque la défaite n’implique pas le game-over en mode normal : chaque ville est un niveau aléatoire, l’échec te prive d’une belle récompense mais rien ne t’empêche de retenter ta chance ailleurs.

C’est peut-être une des plus grandes réussites de Din’s Curse : une fois les règles assimilées, le système de sauvegarde très permissif te laisse plonger dans le donjon pour cinq minutes comme pour cinq heures, il y aura toujours quelque chose à faire, toujours la satisfaction de progresser sans pour autant qu’un seul instant ne cesse le risque de perdre une bataille. Jeu de programmeur, Din’s Curse est une belle mécanique, à la fois ouverte et équilibrée, à ne pas laisser de côté malgré son aspect peu glamour : de toutes façons, tu n’auras pas le temps de regarder le paysage, crois-moi… Le jeu, disponible sur PC et Mac directement chez Soldak, où tu trouveras d’ailleurs une démo, ou sur Impulse, est un peu cher (25 $), mais se pose comme le plus progressiste rival de Torchlight ou Deathspank.

Le donjon a des dents, et il va te bouffer ton temps libre, te voilà prévenu.

Alors tu arrives à Schmektur, ses cabanes en bois, ses forgerons laconiques, sa Tombe de Krââl l’atrabilaire, donjon de troisième zone, mais tu n’es pas encore une star dans la profession, et il faut bien faire ses armes, n’est-ce pas. De toutes façons tu vas leur montrer à ces péquenauds, bientôt ils vont t’ériger une statue, et d’ailleurs le maire a besoin de toi, une relique à récupérer au cinquième sous-sol, encore un coup des hommes-lézards.

Pas de problème, tu prends ta hache ou ton livre de sorts ou ton arc t’as le choix entre six classes plus les hybrides, et tu vas botter du cul écailleux dans le labyrinthe gluant. Au début tout va bien, tu bouscules quelques kobolds, tu atomises une paire de goules, tu cliquètes à mort une famille d’amibes, la routine. Mais à mesure que tu descends, des messages alarmants te parviennent : une machine à tremblements de terre au niveau trois, une révolte de vampires au sixième, Makred le globuleux est promu au rang de boss du donjon… Il y a quelque chose qui tourne pas rond : comme si les monstres pris d’une soudaine ferveur syndicaliste avaient décidé de s’organiser et de riposter… Tu croyais que tu avais tout loisir pour décimer les bas-fonds et en récolter les trésors, mais te voilà en train de sprinter comme un pompier un jour d’émeute, à peine le temps d’arracher des pattes chitineuses d’insectes géants un armurier en goguette, que déjà tu dois remonter à la surface pour estourbir un golem d’élite en train de ravager les cases du village. Héros de hack’n’slash, c’est plus un métier, c’est une vocation !

Tout ça à cause de Steven Peeler. Imagine un chimiste sérieux , salarymanStar Trek Elite Force II, SiN…), et qui décide un beau jour de tout plaquer et d’ouvrir un laboratoire de contrebande (Soldak entertainment http://www.soldak.com/) refourguant du stoner-gameloot power-leveling…Depths of PerilKivi’s Underworld, Din’s Cursehack’n’slash Ne te laisse pas prendre par la production fauchée, les animations et les graphismes mal dégrossis, Din’s CurseTorchlight, mais diablement plus excitant. Tu retrouveras tous les attraits habituels, la collection d’armures scintillantes, les combats frénétiques, la progression du personnage avec tous les choix qu’elle implique… dans une boîte moyenne (Ritual Entertainment), qui sort à la chaîne des médicaments génériques ( artisanal aux accrocs du et du Après et est le troisième de Peeler. est une came de premier choix, un des exemples les plus progressifs d’un genre trop souvent conservateur. Ah, certes, c’est moins beau que

Mais la différence Soldak tient à la manière dont le monde s’anime autour de toi, plongé au milieu d’un environnement dynamique. Dans Depths of PerilDiablo-like. Ici, le système de quêtes aléatoires, la progression des ennemis, leurs affrontements dynamitent la structure traditionnelle du donjon : il ne s’agit plus seulement de vider systématiquement les niveaux pour descendre toujours plus bas, il faut parfois remonter, trouver des  passages secrets, faire des allers-retours dans un complexe souterrain grouillant de vie, parsemé de pièges et de surprises baroques. Ce chaos est d’autant plus jouissif qu’il te met la pression, il est tout à fait possible de perdre une ville, proposition humiliante, pour peu que tu traînes un peu trop en cours de route. Pas d’insurmontable frustration pour autant, puisque la défaite n’implique pas le game-over c’était un système de factions qui venait pimenter la formule du en mode normal : chaque ville est un niveau aléatoire, l’échec te prive d’une belle récompense mais rien ne t’empêche de retenter ta chance ailleurs.

C’est peut-être une des plus grandes réussites de Din’s Curse : une fois les règles assimilées, le système de sauvegarde très permissif te laisse plonger dans le donjon pour cinq minutes comme pour cinq heures, il y aura toujours quelque chose à faire, toujours la satisfaction de progresser sans pour autant qu’un seul instant ne cesse le risque de perdre une bataille. Jeu de programmeur, Din’s CurseTorchlightDeathspank. est une belle mécanique, à la fois ouverte et équilibrée, à ne pas laisser de côté malgré son aspect peu glamour. Le jeu, disponible directement chez Soldak ou sur Impulse est un peu cher (25 $), mais se pose comme le plus progressiste rival de ou

Le donjon a des dents, et il va te bouffer ton temps libre, te voilà prévenu.

Written by Martin Lefebvre

29 septembre 2010 à 13:30

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