Devant ton écran

Panpan culcul (Deathspank)

with one comment

J’aurais bien aimé te dire que j’ai fini Deathspank, et que c’est vachement bien et que file l’acheter. Au départ, les vannes de Ron Gilbert sur les orphelins me faisaient bien marrer, et puis l’action-RPG tranquille en caleçon sans manières c’est plaisant quelques heures. Mais voilà, ça fait déjà une dizaine de jours que je l’ai ce petit jeu, et j’avance plus, rien, le calme blanc. Je dois être niveau 16, et même quand je réussis à récupérer la télé, je fais autre chose. C’est un peu gênant quand tu sais que la suite sort avant la fin du mois.

C’est vrai, on peut trouver que l’humour pipi-caca fait long feu. Alors on sauvegarde dans les gogues, on doit taper des streumons avec un marteau pour qu’ils chient, le héros a un string magique, c’est bon, c’est bon Ron, on a compris, tu vieillis, toi aussi ta femme ne te trouve plus drôle depuis des années, tu as recours à la baguette magique : « eh là, si j’écrivais prout, tout de suite, oh ce serait plus drôle, non ? » Mais après tout ce serait dur avec toi, tu as de beaux restes, et les dialogues sur les orphelins, les répliques pince-sans-rire, les stichomythies nonsensiques, c’est pas les comiques troupiers de The Behemoth (Castle Crashers) qui imagineraient ça. Alors on te pardonne de leur avoir emprunté la formule secrète « animal faire caca = LULZ », si tu promets de leur rendre.

Non, je vais te dire Ron, si tu permets que je t’apostrophe in abstentia, et si tu me permets aussi un langage coulant, ce qui est chiant dans Deathspank, c’est d’y jouer. Parce que soit, le loot nazos, l’interface perrave, les bonii imbitables mais de toutes façons inutiles, même pour un hack’n’slash, c’est pas si grave, on sait bien que t’es pas Travis Baldree (Torchlight), le mec qui rigole devant les tableaux Excel. Puis même on apprécie l’effort sur les graphismes un peu bédé, les arbres en 2D, c’est minouche, ça change. Mais on s’ennuie, parce que le jeu n’a pas de rythme, parce que la progression n’a rien de nécessaire, et surtout parce qu’au bout de quelques heures tu arrêtes presque de nous écrire, on est forcés d’y jouer pour de bon au jeu, et que si t’es pas là pour nous rappeler que Deathspank c’est pour rigoler, mais on se morfond dans le toc toc je frappe des blobs gluants, glou glou je baffre une potion, slurp je mange des frites (salement  = c’est rigolo), bam je tape dans des espèces de monstres mous.

C’est plus la fessée, c’est le pensum que tu nous inflige, et c’est d’autant plus mortel.

Et là, toc, pour me venger je vais de ce pas m’acheter Sam & Max saison 3, qui est en promo !

Written by Martin Lefebvre

1 septembre 2010 à 20:43

Publié dans Critique

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Une Réponse

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  1. […] C’est peut-être une des plus grandes réussites de Din’s Curse : une fois les règles assimilées, le système de sauvegarde très permissif te laisse plonger dans le donjon pour cinq minutes comme pour cinq heures, il y aura toujours quelque chose à faire, toujours la satisfaction de progresser sans pour autant qu’un seul instant ne cesse le risque de perdre une bataille. Jeu de programmeur, Din’s Curse est une belle mécanique, à la fois ouverte et équilibrée, à ne pas laisser de côté malgré son aspect peu glamour. Le jeu, disponible sur PC et Mac directement chez Soldak, où tu trouveras d’ailleurs une démo, ou sur Impulse est un peu cher (25 $), mais se pose comme le plus progressiste rival de Torchlight ou Deathspank. […]


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