Devant ton écran

En Bleu, 5 : le groupe G

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En vrai, ce n’est pas le bleu fixe niveau moral pour l’Equipe de France. Hardi petit, il nous suffit de déplacer notre supporteriat vers Football Manager 2010. Je te rappelle qu’après une fin de qualifications plutôt brillante, les Bleus ont enchaîné de bons matchs de préparation sous la houlette du coach Devant Tonécran. Mais ce n’est pas tout d’être champion du monde des matchs amicaux, il va falloir prouver ce que l’équipe vaut dans le grand bain de la Coupe du Monde.

Pour tout te dire, et sans vouloir te déprimer, même si j’ai un paquet d’heures de vol sur la série, je ne l’ai pas souvent gagnée la CDM dans un jeu Sports Interactive. D’habitude, j’abuse de la rotation pour toujours disposer d’un peu de fraîcheur sur le terrain. Mais une Coupe du Monde te limite à 23 joueurs, et les matchs se succèdent sans pouvoir souffler. J’ai connu dans cette compétition beaucoup de victoires à la Pyrrhus, arrivant clopin-clopant jusqu’aux quarts ou en demie, avant de me retrouver avec une équipe décimée par les blessures. Les footballeurs virtuels sont de petites choses fragiles, parfois plus encore que leurs modèles.

Ou alors je devrais leur demander de moins appuyer leurs tacles, va savoir.

Il me semble tout de même qu’une fois, vers l’an 2001, Lilian Thuram souleva la coupe du Monde 2006. Remarque, en vrai c’est pas passé loin.  Mais ça ne m’est pas arrivé souvent de la gagner. Peut-être une fois avec le Brésil aussi, mais c’est loin tout ça. Je veux juste te dire que je ne te promets-rien, lecteur-supporter, même si je suis prêt à ambitionner les plus considérables succès.

Mais finies les précautions d’usage, et  banzaï !

Groupe G : France – Uruguay, à Durban, le 15-06-2010

Diego Forlan, Bay Watch

Comme en vrai, le premier adversaire des Bleus est notre grand ami l’Uruguay.  Il faut savoir que les français n’ont jamais vaincu la Céleste. Tu te souviens peut-être de l’horrible 0 – 0 de 2002, lors duquel Henry avait été expulsé à la 15 ème, et qui avait complètement compromis les chances de l’Equipe au plus gros melon de tous les temps. Oui, ce match avec le sympathique Dario Silva. Un vrai cauchemar.

Bon, l’Uruguay présente une défense solide, avec les deux latéraux de Porto, Pereira et Fucile, un solide milieu, et surtout de réels arguments devant, avec un redoutable trident composé de l’expérimenté Diego Forlán (20 buts en Liga), du virevoltant Luis Suárez (22 buts en championnat avec l’Ajax), alimentés par le jeune prodige de l’Ajax lui aussi, Nicolás Lodeiro (10 buts et 11 passes décisives cette saison).

Pas des rigolos…

A priori l’ensemble ne forme pas tout à fait une équipe de classe mondiale, mais tu les sens difficiles à bouger, et avec tout ce talent offensif, il ne va pas leur falloir grand-chose pour se montrer dangereux.

De mon côté, l’équipe n’a guère évoluée par rapport à ce qui s’était dégagé auparavant. Tu noteras juste que je me suis décidé en faveur de Gignac en pointe, et que Gourcuff, préféré à Cabaye mène le jeu, mais sur la même ligne que Lassana. Gallas, légèrement blessé, laisse la place à Mexès.

Comme en vrai, Henry est sur le banc, après que j’ai pensé le laisser à la maison.

L’équipe de départ

Alors ce match ? Un nul sans saveur, 0 – 0, voilà je ne vais pas te mentir. La France tire 17 fois au but, mais ne cadre que trois fois, l’Uruguay ne cadre pas une frappe du match. Pour le dire rapidement, sous les 38 degrés de Durban, les deux équipes se neutralisent totalement, l’agressivité et la précision des Urugayens (75 % de passes réussites) endormant les velléités françaises, qui dominent la possession, mais sans se créer trop d’occasions.

Sur le plan individuel, Ribéry est en dessous de tout, ratant plus de la moitié de ses passes. Gourcuff ne parvient pas à peser suffisamment sur le jeu. Personne ne trouve Gignac, qui erre comme une âme en peine. En fait, seul le côté gauche Evra – Malouda offre quelques satisfactions, offrant quelques passes tranchantes.

Ca joue avec le frein à main.

Plus inquiétant, les remplacements n’apportent pas grand-chose. A la 62 ème, Govou et Henry, pour Ribéry et Gignac, font à peine mieux, et à la 69 ème Cabaye fait lui aussi une entrée fadasse.

Par chance, les attaquants uruguayens sont peu en verve, sans doute trop occupés à défendre.

Une satisfaction, et une seule : contre toute attente, l’Angleterre a dû se contenter d’un piètre 0 – 0 contre le Bahreïn. Ouch, Capello.

Personne n’a pris d’option sur le groupe, mais cela implique que le match contre l’Angleterre sera déterminant pour la qualification. Il y a comme une odeur de difficulté qui se profile…

Groupe G : France – Bahreïn, à Bloemfontein, le 20-06-2010

Le Bahreïn, une formation expérimentale…

Pourquoi garder une équipe qui fait match nul ? Il est temps de se remettre en question. Sans fondamentalement changer la tactique, et en considérant que de toutes façons on ne pourra pas faire tourner contre l’Angleterre, le moment semble idéal pour expérimenter un peu.

Le Bahreïn, malgré son nul contre les Anglais, n’a rien d’une terreur. Une équipe intégrant des remplaçants sera peut-être plus fraîche : je change 5 joueurs de mon onze de départ. Anelka en pointe, Govou à droite, Cabaye au milieu, Sissoko pour faire souffler Toulalan, et Chalmé à droite.

Le Bahreïn joue avec trois défenseurs et un milieu à 5, drôle de formation plutôt facile à écarter dans la profondeur. Dès la onzième, sur une remontée très travaillée du ballon, Cabaye adresse une passe diagonale qui transperse la lourde défense adverse comme à l’entraînement, ce qui permet à Anelka de marquer. Le meneur de jeu du LOSC me rappelle pourquoi il méritait une place de titulaire en marquant d’un puissant tir de loin à la 38 ème. Le match est plié, mais Malouda marque de la tête à la 90 ème, un dernier pour la route. France 3 – Bahreïn 0.

On se demande vraiment ce qui a pu gêner l’Angleterre face à une équipe aussi faible.

Groupe G : France – Angleterre, à Johannesbourg, le 25-06-2010


Une Angleterre bien diminuée offensivement

L’Angleterre est au plus mal, puisqu’elle n’a pas plus trouvé la faille contre l’Uruguay que contre le Bahreïn. Le classement est donc le suivant : France 4 , Angleterre et Uruguay 2, Bahreïn 1. Tout le monde peut donc encore se qualifier, même si une victoire de l’Uruguay contre le Bahreïn est probable. Dans ces conditions, la France ne doit surtout pas perdre contre sa rivale. On le sait, une équipe comme l’Angleterre n’est jamais aussi dangereuse que dans l’adversité. Evidemment, la chance c’est que Rooney et Gerrard sont blessés : ces deux-là sont capables de gagner un match à eux tout seul, mais placés dans les tribunes ils sont beaucoup moins dangereux.

Avec cela en tête, je pars d’abord dans l’idée, un peu mesquine certes, de faire match nul. Pas envie d’avoir un remake à l’envers de l’Euro 2004, quand une France cadavérique avait battu sur le fil (et avec deux buts de Zidane) l’Angleterre. Dans la conférence de presse d’avant-match, je déclare à quel point j’admire Capello, mais c’est en espérant mieux poignarder son équipe sur le terrain.

Côté équipe, les titulaires font leur retour, mais Anelka et Cabaye, qui ont bien marché lors du précédent match, sont titulaires.

Après une période d’observation, la première occasion est française : sur un beau centre de Ribéry, Toulalan place une tête sur la transversale. Mais le premier tournant du match, c’est la blessure de Malouda ; pour éviter les risques, je le sors, et je fais rentrer Gourcuff à droite, Ribéry prenant à gauche la place du sortant.

A la 21 ème, l’Uruguay marque (son premier but du tournoi) contre le Bahreïn.

La France continue à dominer ; Côté anglais, si Agbonlahor réussit quelques dribbles impressionnants devant la surface, il ne parvient pas à créer de brèche, et reste inefficace.  les deux équipes retournent aux vestiaires sur un score nul et vierge.

Pas pour longtemps, puisque dès le retour des vestiaires, sur un centre au second poteau d’Evra, bien décalé par Cabaye, Gourcuff marque d’une tête à bout portant.

Dans ce genre de match tendu, le premier but débloque souvent la situation. C’est le cas, puisque dos au mur, l’Angleterre n’a plus d’autre choix que d’attaquer. Heureusement, la défense française, menée par un Gallas en grande forme résiste bien aux assauts. Du moins jusque la 65 ème… sur un corner de Cole, Terry, pourtant claudiquant, prend le meilleur sur Rami et marque de la tête. France 1- Angleterre 1.

Même pas peur. Au lieu de se recroqueviller, la France continue à aller de l’avant, en proposant un jeu de passes courtes avec beaucoup de vivacité. Sans charrier, on dirait presque l’Espagne 2008. L’Angleterre a un jeu beaucoup plus stéréotypé, les défenseurs cherchent directement Crouch qui vient d’entrer, en sautant le milieu de terrain, ce qui n’aide pas à la construction.

Après tout, ce n’est pas à moi de prendre des risques pour aller chercher un résultat. Tout invite à l’optimisme. On s’achemine doucement vers les dix dernières minutes, l’Angleterre manque toujours autant de tranchant. Pourtant, il faut bien avouer que la pression monte, et qu’à chaque possession de balle anglaise je crains la toile bête.

Frank Lampard, le seul créatif anglais pas trop cassé…

Anelka et Ribéry, fatigués, cèdent leur place à Henry et Govou, je ne tiens pas à désorganiser l’équipe. A la 83 ème minute, Gallas renvoie une fois de plus d’une tête autoritaire un centre anglais balancé à l’arrache. Henry récupère, et lance la contre-attaque. Lampard le sèche virilement mais sans faire de faute, le ballon roule…  A suivre…

Written by Martin Lefebvre

7 juin 2010 à 20:22

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