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Ruée vers l’Appstore

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Attention, article un peu vieilli ! Il avait été commandé par un magazine culturel vendu à 500 exemplaires les bons mois et aux pratiques des plus douteuses, il y a de cela quelques temps. Ni publié, ni évidemment payé, notre pauvre papier s’interrogeait sur l’intérêt de l’Appstore (avant la déferlante iPad, je laisse aux autres le soin de hyper la dernière nouveauté) pour les développeurs indépendants. Et comme je n’ai pas la science infuse, j’avais demandé leur avis à quelques développeurs qui s’étaient plutôt pas mal débrouillés. Voyons comment s’en est sorti le scribouillard que je suis !

Lancé en juillet 2008, l’Appstore compte aujourd’hui plus de 150000 applications. Une fois de plus, la Californie est le siège d’une véritable ruée vers l’or, des milliers de développeurs  se précipitant vers les portables Apple. Au coin des forums, les pionniers racontent de persistants contes de fée : des montagnes d’or attendraient les intrépides qui parviendraient à se tailler une concession. Le jeu vidéo indépendant n’échappe pas à la fièvre de l’Appstore, reste à savoir si les promesses sont réelles, ou s’il ne s’agit que d’un miroir aux alouettes.

Simple et brillant, Doodle Jump est un franc succès

Dans la plus pure tradition du rêve américain, la porte est grande ouverte. Adam Saltsman de Semisecret Software, qui a rencontré un vif succès avec le bondissant Canabalt, excellent jeu de plateforme minimaliste, résume :  «n’importe qui avec un ordinateur peut faire un jeu, n’importe qui avec un compte en banque peut gagner de l’argent… » A comparer avec « les mois de mails, fax et paperasserie » pour se faire une place sur les autres consoles. Il y a certes un prix à payer, 30 % de royalties pour Apple, mais comme l’explique Jeff Mc Cord, vétéran du développement 8 bits et auteur du remarqué remake de son roguelike Sword of Fargoal, aussi efficace sur iPod que sur C64,  l’Appstore « donne l’opportunité de redonner vie à des classiques qui offrent des expériences de jeu simples et amusantes au lieu de chercher à en mettre plein la vue… C’est aussi très facile de créer et de sortir rapidement un jeu de ce genre. On pourrait presque dire qu’il suffit de sortir le jeu et de voir s’il fonctionne… Et parfois ça marche ! » En témoigne le succès de titres originaux comme Space Miner, Sword & Poker ou Angry Birds qui s’appuient sur de fortes propositions ludiques.

Undercroft, clone réussi des RPG à la Might & Magic ou Wizardry

Ce n’est pas tout d’arriver sur l’Appstore, encore faut-il s’y faire repérer, et c’est là que les choses se gâtent. Des sites comme Toucharcade ou Slidetoplay ont rapidement vu le jour et proposent des critiques éclairantes, mais les sélections par Apple, déterminantes dans le succès d’un titre, paraissent souvent arbitraires. De plus, le Far-West digital pullule d’escrocs. Comme le déplore Pavel Tovarys de Rakeingrass, auteur d’Undercroft, un des rares RPGs conséquents de la plateforme, « les joueurs sont souvent prêts à risquer 1$ (0, 79 euros), et beaucoup de développeurs en profitent pour refourguer de très mauvais jeux. » Une féroce concurrence et des soldes récurrentes entraînent les prix vers le bas, mais il ne faut pas sous-estimer la réalité économique : impossible de rentabiliser un jeu au prix plancher de 1$ à moins de réussir à se placer dans le top 10 des applications les plus vendues, aussi les développeurs tentent-ils de créer des jeux de valeur, qui justifient un prix plus élevé. Pour cela, il est nécessaire de proposer du nouveau. En effet, certains genres, victimes d’un effet de mode, sont totalement engorgés, et risquent de se transformer en villes-fantômes. Autant dire qu’il faut un sacré culot pour lancer aujourd’hui un tower defense ou un clone de Bejeweled sur l’Appstore : on en compte déjà des centaines.


Space Miner, un des tous meilleurs jeux du Touch…

La concurrence est d’autant plus rude que les gros développeurs commencent à s’intéresser de plus près au marché. Si des éditeurs comme EA ou Konami sont présents depuis longtemps sur le secteur, ils se sont d’abord contentés de produire des spin-offs de leurs séries à succès : du FIFA mal porté, MGS en jeu de tir… Gameloft, qui appartient au co-fondateur d’Ubisoft Michel Guillemot, se spécialise de son côté dans l’imitation des jeux à succès : ainsi Nova est-il un plus qu’appuyé hommage à Halo…  Mais à présent que l’Ipod touch est reconnu comme une console de jeu, des adaptations  de  qualité se multiplient, en témoignent les succès récents de GTA : Chinatown Wars (Rockstar) et surtout de Plants Vs Zombie (Popcap) qui vient de battre un record de ventes lors de sa sortie. Il est vrai qu’il ne s’agit là encore que de ports : à moins de 10 $, difficile de rentabiliser le développement d’un titre majeur. Optimiste, Adam Saltsman pense que les indépendants gardent toutes les cartes en main, « tant que les gros éditeurs ne trouvent pas le moyen de concurrencer Doodle Jump » : brillant, simple et addictif, le jeu de Lima Sky illustre parfaitement la plus-value de la scène iPhone. Des jeux portables, qui exploitent une idée forte de manière accessible : pas besoin d’une grosse équipe quand on a des idées. Comme le dit Pavel Tovarys, « les grands ont de bonnes marques et beaucoup d’argent à investir dans la promotion, mais en échange ils ont des budgets énormes, et ne développent que pour le grand public. C’est notre chance : créer des jeux innovants, ou nous adresser à des niches rétro que les géants ne peuvent pas atteindre ». Une affaire de David contre Goliath en somme. Jeff Mc Cord ajoute que l’intérêt des éditeurs pour l’Appstore laisse aux indépendants qui n’ont pas forcément envie de s’occuper de la promotion ou des aspects financiers une porte de sortie : « si vous préferez avoir le nez dans le code et les graphismes et que vous avez un bon jeu, vous faites un bon candidat au rachat, ou à la distribution par une grosse compagnie ».

Sword of Fargoal, du C64 à l’Appstore

On s’en doutait, si les terres d’Apple sont indéniablement fertiles, l’Eldorado n’existe que dans les esprits crédules. Pour autant, de même que le Flash en son temps, la scène iPhone dégage une réelle énergie de frontière pour le jeu vidéo, et rappelle par certains cotés le Do It Yourself des années 80, côté ordinateurs 8-16 bits. Peut-être les pionniers du jour, gavés de buzzwords et de cyniques plans de marketing viral sont-ils moins idéalistes que leurs prédécesseurs. Il n’en demeure pas moins qu’avec un peu de discernement, le joueur peut trouver sur l’Appstore une richesse de contenu à des prix défiant toute concurrence. Nintendo a beau avoir lancé le DSiware, Microsoft le XNA, Apple, en conquérant tant les développeurs qu’un public prêt à consommer du jeu indépendant, a réussi en moins de deux ans à se poser comme un acteur majeur de l’alternative ludique, offrant aux indépendants la flexibilité d’une boutique ouverte et la protection d’un hardware fermé, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes de ce terrain de jeu.

Written by Martin Lefebvre

1 juin 2010 à 17:36

13 Réponses

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  1. Comme le souligne très bien le début et la fin de l’article, c’est que l’Appstore, comme le XboxLive (que je connais un peu plus) sont des types de plate-formes de contenu dit « indépendant », alors que c’est d’un point de vue technique extrêmement bien tenu et encadré par ces géants de l’électronique.
    Des fois, je me demande si c’est pas une forme de sous-traitance, avec toute les dérives que cela peut (pourra) comporter. Et pour un acteur comme Microsoft, de se targuer d’avoir un portfolio extrêmement varié pour une somme modique, en plus de sa production plus classique.

    Pour l’heure, j’ignore qui se joue de qui.

    Numerimaniac

    2 juin 2010 at 00:29

  2. Le xbox live est beaucoup plus fermé que l’appstore. S’il fallait comparer, ce serait plutôt le XNA, mais ce dernier est pas un franc succès pour le moment…

    Comme le disent les gars, c’est pas facile de faire vraiment de l’argent sur appstore parce que les jeux se vendent à très bas prix. Il faut vraiment en vendre énormément pour se payer…

    Par contre je pense que pour le moment, tant que c’est un marché en pleine croissance, les dév sont gagnants dans la mesure où ils peuvent faire leurs armes, et où Apple n’est pas encore en position de trop les maltraiter…

    A l’avenir, ce sera peut-être moins le cas…

    Martin Lefebvre

    2 juin 2010 at 06:09

  3. Marrant que tu sortes cet article maintenant. La semaine dernière j’ai interviewé quatre mecs qui ont fondé un petit studio (Egg Ball) spécialisé en jeux Iphone.

    C’est des petits jeunes méga motivés. Les deux jeux qu’ils ont publié en trois mois sont pas parfaits en terme de prod mais loin d’être honteux non plus.

    Et on a longuement causé du business modèle. Les devs se font un peu enfler par Apple, en fait, qui n’est pas du tout transparent sur les volumes de ses ventes.

    Le principe, c’est qu’une fois le jeu en vente, ils doivent continuer à bosser dessus, à proposer des mises à jour gratos, etc. Faire vivre le machin, quoi. Angry Birds a mis un an à décoller et à devenir le méga grand succès que l’on sait et au prix d’ajouts de niveaux sans nombre. C’est une course de fond mais dans laquelle effectivement peuvent entrer de petits acteurs motivés.

    Par contre, je suis persuadé que niveau marketing, l’Apple Store ne pourra pas rester comme ça. Il va falloir à un moment qu’Apple aide un peu les développeurs à vendre. Sinon, cette belle énergie si profitable finira par s’évaporer.

    Thufir

    2 juin 2010 at 10:08

  4. Il a je sais pas 2-3 mois cet article, peut-être plus. Comme c’est un marché qui bouge très vite, c’est pas facile de le cerner. En même temps c’est ce dynamisme qui attire les jeunes dev comme des mouches.

    C’est sûr que le business model est dur parce qu’à ce prix, il faut vraiment en refourguer des tas de jeux. J’ai l’impression que sur ipad les dév ont monté les prix, ce qui est peut-être plus sain à terme (mais bon pour le moment je crois pas trop en l’ipad, trop cher et je saisis pas trop l’utilité une fois passé le « oh shiny Apple »).

    Après, si tu veux pas en vivre, ou que tu cherches à diversifier tes revenus en faisant du multiplateforme (Flash, ipad, etc.), ou que c’est une activité parmi d’autres (comme Venan qui sous-traitait pour genre EA avant de faire Space Miner son projet perso) je crois que le gros avantage de la plateforme c’est que t’as un public prêt à payer, et qui a déjà entré ses coordonnées bancaires chez Apple, ce qui favorise grandement l’achat impulsif…

    Faudrait que je traduise intégralement l’interview de Mc Cord, c’est un vieux routier et il dit des choses pas connes du tout.

    Au fait, c’est lisible quelque part ton interview ?

    Martin Lefebvre

    2 juin 2010 at 12:39

  5. Mon interview n’est pas encore publiée mais de toutes façons ça sera du texte promotionnel.

    En gros, les gars que j’ai rencontrés ont développé un jeu qui a squatté pendant un mois la sixième place sur l’Appstore France et eu un peu de succès critique (Bowie the strong warrior, ça s’appelle. Pas ma came mais j’aime pas les shoot em up de toutes façons).

    Budget : 20k€, mais en gros en se payant au smic et en bossant 70h/semaine.

    Ils le vendent 1€50, Apple prend 30% (c’est réglo soit dit en passant. C’est pas ça qu’on peut reprocher à Apple). Donc, faut en vendre 20 000 pour atteindre l’équilibre. Là, ils en ont fourgué un millier en deux mois. C’est pas mal mais ça nous envoie assez loin en dessous de la ligne de flottaison en terme de rentabilité.

    Mais bon ils développent un catalogue, une image de marque. Ils vont faire des mises à jour, croiser le webmaster de leur ancienne école qui va leur faire de la pub gratos… C’est une course de fond.

    Enfin, ceci dit, le big pb de l’Apple Store c’est qu’il est franchement difficile de s’y retrouver, qu’il est méga mal classé, que rien n’est fait pour guider sérieusement le consommateur. Bref, faudrait d’autres canaux. Genre un méga site d’info guide d’achat bien foutu et crédible.

    Thufir

    2 juin 2010 at 15:08

  6. C’est vrai que c’est pas facile de s’y retrouver…

    Toucharcade que je linke dans le papier est plutôt pas dégueu pour les anglophones.

    Niveau francophone, il me semble qu’il y a des trucs, mais je sais pas… Pocket Gamer ? Ca a l’air plein de pubs moches…

    Après je suis sûr que des blogs indé comme ici sont prêts à relayer l’info si on les contacte gentiment.😀

    Ok déjà je viens de mettre 2 mn pour le trouver leur jeu parce que :

    1- Bowie, l’appstore me balance David, évidemment…
    2- Il faut taper boowie! sinon le store capte pas. Ca c’est toi qui sait pas l’orthographier, mais c’est normal.
    3- L’icone est moche, c’est super important l’icone.

    Je crois qu’ils ont un problème de titre naze, qui fait foirer le bouche à oreille. Après il y a une démo, que je vais essayer ^^. Bon en regardant un peu, je pense qu’un des soucis aussi c’est que le bouche à oreille a pas été lancé, ils ont un pauvre topic de 2 pages sur Toucharcade (peut-être le site qui compte le plus)… Peut-être parce qu’en fait un shmup 2D gentillet ça intéresse pas grand monde je sais pas… Faut un truc pour se distinguer, les graphs ont l’air pas mal, mais est-ce que c’est suffisant ?

    Bon après c’est sûr que quand t’as les gros qui font une sorte de dumping sur des jeux qui ont été rentabilisés sur d’autres plateformes (Plants Vs Zombie, Phenix Wright), si bien qu’ils peuvent vendre des trucs ultra pro à tout petit prix, c’est pas facile…

    Martin Lefebvre

    2 juin 2010 at 15:29

  7. Wooly Factory des mêmes est plutôt mieux. C’est un puzzle game, j’y joue à quatre mains avec ma copine et c’est assez rigolo.

    En fait, leur truc marche correctement, faut pas croire. C’est un vrai bon début de petits jeunes qui débutent, certes, mais qui ont une vraie dose de talents et une motivation en acier trempé. Z’avaient le smile, les quatre mecs, quand je leur ai causé.

    Juste qu’un début correct, quand on sort de nulle part, hors buzz légendaire et improbable, ben c’est un millier de vente.

    Thufir

    2 juin 2010 at 15:37

  8. Ouais.

    Après je pense qu’il faut plus de lobbying chez les anglo-saxons peut-être, ou alors en effet des relations.

    Y’a une interview intéressante des gars de Pastagame qui sont aussi des français, certes un peu plus expérimentés, et qui ont débuté sur le XNA

    http://chronicart.com/webmag/article.php?id=1622

    Bon eux ils se sont placé en tête sur le XNA, mais s’ils ont eu autant de papiers en France (outre la qualité de leurs jeux, qui est réelle) c’est parce que certains d’entre eux traînent depuis des années sur les forums, et qu’ils connaissent pas mal de journalistes.

    Un peu comme Jonathan Blow, qui avant Braid était déjà bien inséré dans le milieu…

    Ceux qui ont eu du bol aussi c’est les gars de Edge, qui ont été attaqués par un troll de trademark (une histoire hallucinante) et qui ont reçu une énorme exposition grâce à ça.

    Martin Lefebvre

    2 juin 2010 at 15:44

  9. J’en avais entendu parler de l’histoire Edge. C’est vrai que c’était fort.

    Mes petits gars m’ont aussi parlé de techniques un peu limite consistant à réunir un panel de consommateurs payés à coup de bons d’achat pour acheter justement des applis et les surnoter.

    10€ tête, ça prend cinq minutes et pour 3000€ t’as 300 commentaires élogieux qui te font monter dans les ranks de l’Applestore.

    Tout ça, c’est un peu bullshit. Ce qui manque pour l’instant c’est un vrai circuit de consommation qui fonctionnera peut être mieux avec l’ipad.

    Je m’explique : la force de l’Applestore, c’est d’avoir réussi le micro paiement en ligne. Mais pour l’instant, la limite c’est que tu chopes des infos sur un produit sur ton ordi (web) et que tu dois passer sur ton iphone/ipod pour l’acheter. Donc tu le fais pas.

    Avec l’Ipad sur lequel tu surferas, tu passeras directement du site d’info à la boutique sans passer par le moteur pourrave de l’AppleStore.

    Donc, y’aura moyen de faire du marketing online classique sur ces produits.

    En fait, je crois que l’Ipad va marcher parce qu’il y a vraiment beaucoup de gens qui ont intérêt à ce qu’il marche. Notamment tout ce qui est organe de presse qui l’attendent comme le messie. Un de mes clients qui dirige une boite de prod TV et qui bosse au Parisien me l’a confirmé : dans ce milieu là, ils crament de l’encens tous les jours pour hâter sa venue.

    Thufir

    2 juin 2010 at 16:10

  10. « Mais pour l’instant, la limite c’est que tu chopes des infos sur un produit sur ton ordi (web) et que tu dois passer sur ton iphone/ipod pour l’acheter. Donc tu le fais pas. »

    C’est pas tout à fait vrai ça… Ce que j’achète sur l’iphone, je le fais sur le web. Il y a même moyen de linker directement vers l’appstore : http://itunes.apple.com/fr/app/boowie-the-strong-warrior/id366630856?mt=8#

    « En fait, je crois que l’Ipad va marcher parce qu’il y a vraiment beaucoup de gens qui ont intérêt à ce qu’il marche. Notamment tout ce qui est organe de presse qui l’attendent comme le messie. Un de mes clients qui dirige une boite de prod TV et qui bosse au Parisien me l’a confirmé : dans ce milieu là, ils crament de l’encens tous les jours pour hâter sa venue. »

    Au niveau des producteurs, peut-être, mais moi en tant que consommateur, j’ai quoi à y gagner ? Après je sais pas hein, mais ça manque de la polyvalence du notebook ou de la portabilité de l’iphone justement…

    Martin Lefebvre

    2 juin 2010 at 16:16

  11. Oué, moi j’achète pas via Itune PC. Direct depuis l’Iphone. chais pas combien de personnes font comme toi et combien font comme moi. J’ai en tous cas l’impression que pour un achat « impulsif » (et Dieu sait que pour un truc à 79 centimes, les producteurs ont raison de miser sur l’achat impulsif), vaut mieux que ça se passe directement sur la plateforme.

    Toi t’es déjà habitué à Steam, donc de l’achat de trucs numériques sur PC. Je pense que la plupart des gens achètent ce que leur montrent leurs potes sur le moment en 3G et zou.

    Pour l’Ipad, ouai, je suis passé par les mêmes questions : j’ai un pc portable devant lequel je bois mon café le matin. D’où j’ai besoin d’un truc qui coûte deux fois le prix d’un notebook ? Mais bon tout le monde va développer des trucs dessus et professionnellement je me dois d’être au courant. Donc pas le choix j’en achète un. Si j’étais pas dans le métier, je le snoberais sans complexe.

    Je crois que l’Ipad va marcher parce qu’il y aura une pression marketing de malade mental, genre du rarement vu dans notre société de consommation pourtant déjà bien portée sur l’hystérie. Tous les médias vont s’y mettre.

    Et puis y’a une vraie lassitude par rapport au format PC qui ne s’est pas renouvelé depuis beaucoup trop longtemps.

    Thufir

    2 juin 2010 at 16:30

    • Je penses que tu sous-estimes le nombre de gens qui écoutent de la musique, et pour gérer peinard ça il faut utiliser itunes.

      Il a quoi de mal le format PC ? C’est de plus en plus simple, fiable, et peu cher ! Remarque c’est ce côté ouvert qui emmerde sans doute les producteurs de contenu… Sans être un ayatollah de l’ouverture, le contenu régenté par un constructeur d’une manière ou d’une autre via l’autorisation d’apps, c’est bien quand y’a pas que ça…

      Martin Lefebvre

      2 juin 2010 at 16:36

  12. « Je penses que tu sous-estimes le nombre de gens qui écoutent de la musique, et pour gérer peinard ça il faut utiliser itunes.  »

    Possible, ça. J’ai cru comprendre que la vente de musique via Itune ça marchait.

    « Il a quoi de mal le format PC ? C’est de plus en plus simple, fiable, et peu cher ! Remarque c’est ce côté ouvert qui emmerde sans doute les producteurs de contenu… Sans être un ayatollah de l’ouverture, le contenu régenté par un constructeur d’une manière ou d’une autre via l’autorisation d’apps, c’est bien quand y’a pas que ça… »

    Je suis d’accord avec toi. Il me va à moi le format PC. Oui, mais voilà, y’a quand même pas mal de gens qui veulent des trucs encore plus simples, avec de gros boutons… Mes parents, je leur achèterais un Ipad rien que pour qu’ils arrêtent de me demander comment décoincer leur ordi.

    Pour le coup du contenu régenté, disons que si on se retrouve pas vite avec un chouïa de concurrence (oui, y’a la scène jailbreak mais bon…), l’univers créatif du truc risque de nous taper rapidos sur le système. Apple, c’est quand même des putain de mormons qui toléreront jamais qu’un sein dénudé atterrisse dans leur store. A un moment ce genre de conneries risque de poser pb.

    De toutes façons, la question n’est pas « L’Ipad va t-il tuer le PC? » mais « L’ipad va t-il se faire sa place comme support de médias numériques ». Et, accessoirement, peut il apporter quelque chose.

    En fait, si les PCs se mettaient à intégrer des fonctionnalités tactiles, ça réduirait grave les marges d’intérêt de l’Ipad. Parce que l’image qui se touche, ça c’est une vraie évolution. Et j’arrive pas à comprendre pourquoi elle est pas encore déployée massivement sur PC.

    Thufir

    2 juin 2010 at 17:01


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